Agoa: le Sénégal tarde encore en à tirer profit

| 25.05.2012 | 0 Commentaire

Lu par 241 Boytown

Le Sénégal tarde encore à tirer profit des opportunités qu’offre la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), a déclaré mercredi à Dakar Mme Mata Sy Diallo ministre sénégalais du Commerce. Mme Diallo présidait l’ouverture officielle de la 4ème édition de la semaine américaine à Dakar (une manifestation commerciale où les entreprises américaines et sénégalaises exposent leurs produits et services).

Elle estime que « cette initiative offre au Sénégal la possibilité d’exporter en Amérique plus de 6.000 produits et ceci au profit de nos artisans, agriculteurs et industriels ». Mais, ajoute Mme Diallo « seuls 67 de nos produits sont exportés jusque-là, soit près de 1% des possibilités qui nous sont offertes ».

Elle a comparé le Sénégal avec certains pays africains comme le Lesotho, le Botswana, le Kenya et l’Ouganda qui ont doublé voire triplé leurs échanges commerciaux avec les USA grâce à l’AGOA.

Mme Diallo a avancé plusieurs raisons principales qui expliquent la faiblesse des exportations sénégalaises vers les USA malgré l’existence de l’AGOA. En premier lieu il y a l’absence d’une véritable politique de développement des exportations du Sénégal qu’il faut, selon elle, redéfinir avec les structures chargées de mettre en œuvre les politiques commerciales extérieures. Elle a aussi indexé les lourdeurs administratives des services douaniers américains même si elle reconnait que des efforts louables ont été constatés sur ce plan. La 4ème raison est liée aux contraintes relatives à la difficulté de répondre aux demandes du marché américain.

« Nous entendons mettre en place une véritable politique de développement de nos artisans et de valorisation de nos productions industrielles locales pour prétendre conquérir des marchés extérieurs de plus en plus exigeants ».

La dernière raison qui n’est pas des moindres est relative aux barrières phytosanitaires les USA. « Beaucoup de produits agricoles cité dans l’AGOA dont la mangue, la tomate, la cerise, le haricot vert, le melon, l’oseille sont souvent bloqués par la rigueur de ces normes phytosanitaires américaines », regrette Mme Diallo.

Malgré toutes ces difficultés, elle estime que l’espoir est permis suite à la nouvelle politique décidée par les autorités américaines pour inciter leurs compatriotes à investir en Afrique et favoriser les échanges.

soleil

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