Anniversaire: Pape Diouf assure le service minimum

| 17.07.2012 | 0 Commentaire

Lu par 221 Boytown

Tout Dakar attendait depuis une semaine le concert anniversaire du chanteur, Pape Diouf. Le leader de la Génération consciente a fait de son mieux, lors de la célébration, samedi au Grand Théâtre national, de son anniversaire, malgré quelques impairs notés tout au long de la soirée.

Après plus de deux heures de retard, le chanteur Pape Diouf et la Génération consciente font leur entrée en scène. Ils ouvrent le bal par le titre Serigne Saliou. Le public semble libéré de cette longue attente sous la chaleur. La fin du tube est marquée par les excuses du musicien. «Bonsoir à tout le monde. Nous nous excusons du retard», lance le Pikinois, habillé d’un boubou africain. Après deux minutes de silence musical, les musiciens jouent un deuxième morceau, avec au départ, un faux rythme. La cadence s’accélère après, donnant ainsi l’occasion à deux danseurs de s’exhiber sur le vaste podium. Challenger s’ouvre sous les applaudissements des mélomanes.

Ici, c’est le batteur de tam-tam qui est le plus en vue. Sa position initiale sur le podium ne semble pas lui suffire. Il s’approche des premiers fans et invite Pape Diouf à bien lui tendre le micro derrière son petit bruyant instrument. A cet instant, le lead vocal de la Génération consciente convie tous les célibataires à se tenir debout. «Donc, tout le monde est célibataire dans cette salle», ironise un mélomane.

Il a tort. Puisque d’autres spectateurs sont assis, et sont même venus en couple. Parmi eux, certains viennent de la banlieue de Dakar. Pape Diouf, lui-même y est issu. Il dédie le morceau suivant à tous les banlieusards. Sous les instruments, on entend le chanteur énumérer Guinaw rail, Thiaroye, Diamaguène, etc. Dans la chanson, Pape Diouf leur demande de l’applaudir pour qu’il chante pour eux. C’est ce que comprend le public de cet édifice culturel. Les applaudissements fusent de toutes parts. Jusqu’aux balcons. Comme tous les autres morceaux précédents, Pape Diouf disparaît derrière le rideau. Parfois, on le voit même traîner derrière l’orchestre. Il revient, préoccupé à donner des consignes à ses musiciens. Ces gestes imposants illustrent un manque de fil conducteur pour le groupe. Pape Diouf bouge sans cesse. Parfois même, c’est comme si quelque chose lui manque. Il regarde entre les instruments.

Le tube partira s’ouvre sur un air de coupé décalé. Avant de virer vers le mbalax, pour voir Viviane Chedid, apparaître dans une tenue sexy. Mais, elle ne s’adapte pas au style. Et ne fait que lancer «Djelal» (Prends) à l’endroit de Pape Diouf. Sinon, Viviane chante en anglais I love you. Apparemment, les spectateurs ne semblent apprécier que sa tenue qui laisse apparaître légèrement ses s…  «Aujourd’hui, c’est le bégué», lance Pape Diouf. Mais, il lui manque des astuces pour accrocher le public, qui lui répond mollement. La musique est interrompue par le discours du représentant du ministre de la Culture et du Tourisme, Omar Pène, et une remise de cadeaux aux chanteurs.

A la reprise, le guitariste du super étoile, Jimmy Mbaye imprime sa marque au spectacle, à travers le morceau Yarou de Youssou Ndour. Tout le monde jubile et applaudit. D’autres artistes vont faire leur apparition sur la scène. Sous des gammes qui ne suivent pas forcément le rythme de l’orchestre. L’absence de réplique a coincé quelques fois, certains artistes plus préoccupés à amasser des billets de banque, que de bien chanter.

walf

Lu par 221 Boytown

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Categorie: MUZIC

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