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Babacar Touré, Président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra)

| 09.09.2012 | 0 Commentaire

Lu par 234802 Boytown

L’ancien journaliste et homme d’affaires Babacar Touré, nommé vendredi président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) en remplacement de Nancy Ngom Ndiaye, est tout d’abord un grand nom de la presse sénégalaise.

Ce journaliste de formation, patron du groupe de presse Sud Communication (privé), est l’un des fondateurs, en 1986, de Sud Hebdo, devenu Sud Quotidien plus tard. Sud FM, la première radio privée du Sénégal, est créée au sein de ce groupe, en 1994.

Sud Communication est aussi propriétaire d’une télévision privée, Lca, basée en France. L’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic), une école de formation de journalistes installée à Dakar, fait partie du groupe.
Titulaire de diplômes de sociologie et sciences politiques (Master Degree), de journalisme et communication, en plus d’un certificat de maîtrise d’anglais, Babacar Touré est ensuite allé se former au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti).

Il est membre de la promotion 1979 du Cesti, l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. «C’est une bonne chose d’avoir des journalistes professionnels au sein du Cnra. Son nouveau président a le profil de l’emploi. Il reste maintenant à revoir la composition de l’organe pour qu’il soit constitué intégralement de journalistes comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (Csa) en France», a déclaré Mamadou Koumé qui est de la même promotion (7e) que Babacar Touré au Cesti. «C’était l’aîné de notre promotion (…)», a ajouté M. Koumé, ancien Directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps). Babacar Touré, né en 1951 à Fatick, sera à la tête d’un conseil de neuf conseillers nommés pour un mandat de six ans non renouvelable et irrévocable.

Après le Cesti, il a travaillé au quotidien national Le Soleil avant de bénéficier d’une bourse de formation pour les États-Unis. A son retour, il a intégré l’Ong Enda Tiers-monde avant de monter Sud Hebdo avec d’anciens collègues du Soleil (Abdoulaye Ndiaga Sylla, feu Ibrahima Fall, Sidy Gaye).

Il a occupé de nombreuses fonctions dans des institutions sénégalaises, africaines et en dehors du continent : Conseil économique et social (Ces) du Sénégal, membre du bureau de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), Société de sociologie du Midwest (Midwest Sociological Society, Des Moines, Iowa). Il a été aussi membre du National Democratic Institute for International Affairs (Ndi-Usa), de l’Institut Panos (conseils d’administration de Panos-Paris et Panos-Londres), du Collège des conseillers africains de la Banque mondiale (World Bank Council of African Advisors, Office of the vice-président, Africa Region).

Babacar Touré a été coprésident de la Conférence ministérielle Afrique-Etats-Unis d’Amérique, avec Madeleine Albright, alors secrétaire d’Etat américain aux Affaires étrangères et le ministre botswanais des Affaires étrangères, avec le parrainage de Bill Clinton, ancien président des Etats-Unis d’Amérique.

Il est membre fondateur du Club de veille pour la démocratie et la bonne gouvernance en Afrique, avec le Club du Sahel et l’Organisation commune pour le développement en Europe, président de la Com­mission presse écrite des Assises de la communica­tion, au sommet des chefs d’Etat de la Franco­phonie à Chaillot, en France.

Assistant de recherche au département de sociologie de l’Université du Kansas-Lawrence (Etats-Unis), M. Touré est aussi professeur à l’Institut Wanad-Unesco. Il a travaillé à l’Institution pour le développement des agences de presse en Afrique de l’Ouest, basée à Cotonou (Bénin). Il est observateur et consultant de l’Agence de la francophonie pour les élections, dans de nombreux pays.
Aps

Lu par 234802 Boytown

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Categorie: JEVOTE

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