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Books, PPS, Malal et le «Tube de l’année». A qui la faute ?

Lu par 1504 Boytown

Je ne parlerais pas de BOOKS Sen Kumpe le gagnant du « Tube de l’année », qui pour moi mérite largement sa consécration car il a effectivement dominé l’année 2012 sur tous les plans. Sans un album a lui, ce surdoué de la rime est quand même parvenu a créer tout un Buzz qu’il serait difficile d’ignorer tant les « punchlines » qu’il nous a gratifié cette année 2012 nous bourdonnent toujours les oreilles. J’ai essayé l’autre jour de compter tous ses Featurings en 2012 mais j’ai arrêté de compter après 22 tubes car pour moi, tout était clair. Avec plusieurs hits qui tournent en rotation sur toutes les radios du pays, Il devenait du coup incontournable.

Je ne parlerais pas non plus de Malal « Fou Malade » qui lui aussi mérite sans nul doute ce sacre, mais qui pouvait quand même commencer par féliciter le vainqueur, puis après assener ses quatre vérités que je partage d’ailleurs sur plusieurs plans.

Ce dont je veux parler, c’est de ceux qui vivent sur le dos de l’artiste en prétextant dans le même temps vouloir aider ou donner une plateforme a ce même artiste. Je veux parler de ces groupuscules tapis dans l’ombre et sans qui, rien ne se fait dans le pays, de ces clubs, de ces journalistes, de ces animateurs et de ces entreprises qui devraient plutôt jouer le jeu et rendre a ces artistes leurs dus, dument gagnés.

Comment peut-on comprendre que les Sms envoyés lors des votes du « Tube de l’année » puissent coûter 350fcfa et l’appel revient a 1500fcfa sans compter les millions deboursés par les annonceurs,  sans que les artistes qui sont en lice dans cette compétition ne puissent gagner un seul rond de tout ce pactole amassé ? Ou est allé tout cet argent ? Qui en est le ou sont les bénéficiaires ?

Télé Futurs Medias, Jet Multimédias, les organisateurs ? L’avenir nous le dira.

Pourtant PPS l’avait récemment dénoncé, jusqu’à boycotter cet événement que la Télé futurs Medias voulait promouvoir comme le plus grand événement musical de l’année. Selon le MC de Thiaroye, les artistes auraient du recevoir plus de 25 invitations du moment que leur prestation de ce jour ne serait même pas payée. (Sic)

Comment cela a-t-il pu arriver ? Ces artistes n’ont-ils pas eu une assistance légale au moment de signer leur contrat ? Comment ont-ils pu accepter de céder les droits de leurs œuvres pour être exploités pour les besoins de l’événement sans qu’ils soient en retour payés ? Quel genre de contrat ont-ils signés ?

A travers la sortie de Malal que certains peuvent certes trouver maladroit, le leader du «Bat haillons blindé» vient encore une fois confirmer ce que tout le monde savait déjà. Les artistes Sénégalais sont exploités comme des oranges qu’on jette ensuite après avoir sucé tout le jus. Leur bien (propriété intellectuelle) est volé tous les jours au vu et au su de tout le monde sans que personne ne pipe mot. Malgré leur apport dans et pour la communauté, les autorités font comme si le statut d’artiste n’était pas reconnu comme métier protégeable. Ils ne jouissent pas de ces droits qui leur sont pourtant reconnus par les conventions internationales et par certaines lois du pays.

Quoi qu’il en soit, j’espère seulement que les artistes concernés vont y tirer une bonne leçon. J’ose espérer qu’ils vont enfin comprendre qu’il leur appartient a eux même de se protéger et de protéger leurs intérêts, car personne ne le fera a leur place. Si l’état Sénégalais ne pose pas des jalons censés garantir la sécurité de leurs œuvres, il est de leur ressort de se doter d’une garantie légale ou juridique qui les protège en cas de litige. Et pour une fois, en finir d’être la vache a lait d’individus peu scrupuleux qui vivent sur leur dos.

ll serait donc utile aujourd’hui de définir « l’artiste interprète » au Sénégal, de vérifier son statut actuel, d’identifier ses différents droits, puis de proposer des solutions utiles pour une meilleure protection de tous les artistes interprètes, pour qu’ils puissent enfin vivre de leur art. L’heure est enfin venue pour tous ces artistes qui pourtant se disent du « NEW ERA » de comprendre pour de bon que la musique ainsi que tout ce qui y touche a changé. Aujourd’hui, on ne peut plus dire « Music » tout simplement, mais « Music Business ».

Les 2 termes sont indissociables.

Mister Aw, Fondateur et Directeur de Propagand’Arts

Lu par 1504 Boytown

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