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Classé au patrimoine mondial e l’Unesco, le delta cherche à prouver ce mérite

| 23.08.2012 | 0 Commentaire

Lu par 171630 Boytown

Le Delta du Saloum à travers ses différentes collectivités veut montrer à toute l’opinion nationale et internationale que son classement au patrimoine mondial de l’Unesco ne ressort pas d’un simple hasard, mais plutôt d’un mérite. Les acteurs culturels, gérants de campements, membre du syndicat d’initiative, tout comme leurs partenaires de l’Etat et les membres résidents de l’Unesco ont manifestement émis l’idée de démontrer cela, mardi dernier, lors de la visite aux chantiers des infrastructures culturelles effectuée à Toubacouta par le ministre de la Culture et du tourisme, Youssou Ndour.

Ces personnes qui poursuivaient une rencontre de travail avec leur ministre de tutelle, s’inscrivent aujourd’hui sur une dynamique de booster le développement de la culture et du tourisme dans la région de Fatick. Pour dire simplement que le projet intitulé « Millenium pour le développement » qu’elles partagent depuis maintenant quatre (4) ans avec le ministre de la Culture, et leurs partenaires de l’Unesco pour la promotion du tourisme et de la culture notamment à Toubacouta, commence à mûrir ses fruits dans cette partie du pays.

Débuté par la formation de plusieurs centaines d’acteurs du tourisme et de la culture, en gestion, management, comptabilité, encadrement de projet et autres corps de métiers, ce projet a finalement atterri par la réalisation des infrastructures culturelles qui doivent accueillir les activités des personnes formées. Ainsi avec la coopération du Royaume d’Espagne, une enveloppe de plus de 350 millions FCFA a été dégagée pour la réalisation d’un centre d’interprétation (éco musée, éco guide, salle des fêtes, centre d’expression technique pour femme), d’un village artisanal etc.… Mais le plus important pour les populations est de restituer à la région de Fatick son tourisme d’antan.

Ce tourisme réparti en cinq (5) pôles touristiques, pour un ensemble de soixante dix (70) établissements soit un total de 3000 lits, est la première industrie de cette région en matière de rentrées économiques. Il est aussi le secteur qui emploie le plus grand nombre de travailleurs issus de Fatick , mais également le plus grand nombre de ressortissants des autres collectivités du pays. Depuis quelques décennies, le secteur touristique fatickois coule. Les touristes qui venaient par  centaines voire par milliers se font de plus en plus rares. Les centres d’hébergement sont vides pendant plusieurs semaines voire des mois.

  LA QUESTION DE L’ACCESSIBILITE DU SITE ENCORE POSEE

Même si dans les années à venir le Delta du Saloum sur l’ensemble de ses compartiments va mobiliser tous les facteurs qui en feront une terre de culture et de tourisme, il n’en demeure pas moins que cette partie du pays traverse un problème crucial d’accessibilité. Avec l’état actuel des routes, il est encore difficile de rallier Toubacouta par voie terrestre. Surtout lorsqu’on emprunte l’axe Karang / Passy. Déjà à la hauteur du village de Keur Wally Ndiaye la route est dans un état de dégradation tel que la circulation est au ralenti. Sur prés de 30 Kms linéaires les automobilistes sont souvent obligés de réduire leurs vitesses ou contourner des villages entiers afin de fuir les interminables nids de poule qui tapissent l’ancienne chaussée.

Devant le ministre du Tourisme et de la Culture, les populations de Toubacouta ont réveillé cette vieille doléance qui est aussi élargie en direction des pistes secondaires qui doivent aussi servir pour les excursions et autres déplacements touristiques ou privés. Malgré le fait que l’Etat, dans le cadre de sa coopération avec l’Union Européenne, prévoit un budget de 9 milliards 700 millions de francs CFA pour la réhabilitation des routes en partance à Toubacouta, les populations attendent toujours leur praticabilité de ces différents axes.

  LE SYNDICAT D’INITIATIVE INVITE A L’INSPECTION DES PÔLES

Attendant la cérémonie d’inauguration des infrastructures culturelles de Toubacouta prévue en septembre prochain, les acteurs membres du syndicat d’initiative ne veulent pas que l’Etat limite ses actions à ce niveau de compétence. Mieux, ils prônent l’inspection par le ministère du tourisme des cinq (5) pôles touristiques que couvre la région de Fatick. Une manière de permettre au ministre Youssou Ndour de disposer d’un carnet d’adresses plus fourni, mais aussi de pouvoir recenser l’ensemble des problèmes qui interpellent les pôles touristiques en exclusivité. Ces visites ministérielles permettront aussi de combattre les nombreuses restrictions qui freinent l’évolution de l’approche du développement touristique dans la région de Fatick et à Toubacouta en particulier.

Ces restrictions facilement assimilables à des doléances tournent autour de la formation des guides touristiques, de la délivrance des cartes professionnelles, de l’attribution de cantines pour tous les artisans, mais également des audiences régulières avec les autorités pour exprimer les besoins en termes de culture et tradition. Et apporter surtout des changements nouveaux par rapport à l’aménagement. Les promoteurs d’habitude occupent des sites où ils font venir l’eau, l’électricité et l’ensemble des facteurs vitaux, alors qu’en une période de douze (12) ans, le syndicat d’initiative qui les regroupe n’a reçu que deux (2) subventions ministérielles. Une d’un million cinq cent mille (1.500.000 Frs) et une autre de deux millions (2.000.000 Frs).

sudonline

Lu par 171630 Boytown

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Categorie: JEVOTE

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