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Dix clés pour réussir sa création d’entreprise au Sénégal

| 16.12.2012 | 0 Commentaire

Lu par 33618 Boytown

«Une idée, même excellente, ne suffit pas à créer une entreprise durable». Avis aux amateurs : se mettre à son compte n’est pas un long fleuve tranquille. Pour aider les créateurs,  le Boytown Show a édité une liste de conseils pour mener à bien son projet.

1. Déterminer son profil

Créer et exploiter une entreprise exige un désir d’entreprendre, un goût de l’engagement et du challenge, ce que la chambre qualifie de «profil entrepreneur». Ce dernier doit pouvoir prendre des risques, décider et diriger, accueillir, négocier, s’adapter et innover, pour finalement dégager des bénéfices. Entreprendre demande également adaptabilité et disponibilité.

Il faut pouvoir raisonner à moyen et long terme, s’informer et se perfectionner en permanence, se faire seconder. Autre qualité à posséder : il faut être capable de travailler en réseau et s’accommoder de situations précaires ou incertaines.

2. Identifier et réunir les compétences nécessaires à son activité

Pour créer son entreprise, il est nécessaire de maîtriser un savoir-faire ou un métier. Il faut concevoir un produit original, qu’il faudra protéger, ou valoriser une nouvelle technique ou un nouveau procédé de fabrication, ou encore développer un service particulier.

Le créateur doit connaître les produits et services offerts, rechercher des fournisseurs, sélectionner les produits nouveaux et négocier leurs conditions d’achat. Le futur créateur devra aussi vendre, et pour cela définir une politique commerciale cohérente, prospecter et fidéliser la clientèle, positionner et promouvoir l’image de l’entreprise. Il devra gérer sa société, en calculant les prix et les marges. Il évaluera et suivra sa trésorerie, estimera et surveillera ses stocks. Il pourra élaborer des tableaux de bord, et gérer son entreprise avec l’outil informatique. Enfin, il sera amené à motiver son personnel, construire et entretenir des réseaux professionnels.

3. Connaître son marché et ses concurrents

L’analyse du marché est le préalable à toute démarche. Elle doit permettre de répondre à certaines questions : quels sont les clients et concurrents potentiels, comment distribuer tels produits ou services : où, quand, à quel prix, et quelles sont les évolutions prévisibles de la demande ? La concurrence est un défi quotidien qui nécessite combativité et mobilisation permanente.

 Il faut être attentif à l’environnement de l’entreprise, mettre en place une veille commerciale, s’adapter aux besoins des clients, anticiper pour rester compétitif.

4. Dégager des bénéfices

Il faut évaluer la rentabilité financière du projet, en estimant notamment le chiffre d’affaires prévisionnel. Il reste ensuite à définir les charges d’achats, de loyers, de frais de personnel, d’impôts. Le créateur doit également évaluer le poids des cotisations sociales, calculer les prix de revient et les prix de vente des marchandises. De plus, les marges bénéficiaires devront être suffisantes pour la rémunération de l’entrepreneur et des éventuels associés, le remboursement des emprunts, le financement des investissements ainsi que les besoins de stocks, et permettre de dégager un fonds de roulement.

5. Financer son projet

Il est nécessaire d’évaluer au plus juste le coût du projet de la création de la société. Il faut définir les besoins à financer. L’entrepreneur devra budgétiser le matériel, l’outillage, l’agencement immobilier, le véhicule, tous les frais d’installation dans les locaux, les stocks. Sans oublier la trésorerie, les liquidités de l’entreprise. Le plan de financement permet de vérifier que les ressources couvrent l’ensemble des besoins à financer. La crédibilité du projet dépend de la qualité du montage financier.

6. Remplir les conditions d’accès à la profession

Attention, certaines conditions sont requises pour pouvoir créer sa société. Il faut notamment être majeur, remplir les conditions de casier judiciaire vierge, les réglementations professionnelles particulières (permis, diplôme). De plus, le passage auprès de centre de formalités des entreprises comme l’Apix  ou la chambre de commerce est reccomandee  pour immatriculer la société aux registres professionnels, l’affilier aux caisses sociales et se déclarer auprès des administrations comme les impôts.
7. Choisir un cadre juridique et fiscal adapté

Ce choix doit être fait avec les aspects patrimoniaux, financiers, fiscaux et sociaux de la société et de l’entrepreneur qui a le choix entre différentes formes juridiques. On distingue les formes juridiques suivants :

 Société en nom collectif (SNC)

  • Société en commandite simple (SCS)
  • Société à responsabilité limitée (SARL)
  • Société unipersonnelle à responsabilité limitée (SURL)
  • Société anonyme (SA)
  • Société en participation (SP)
  • Société de fait (SF)
  • Groupement d’intérêt economique (GIE)

 8. Opter pour un régime de protection sociale

Le financement est principalement assuré par des cotisations portant sur l’ensemble des rémunérations. Le montant des salaires à prendre en compte, en qui concerne les cotisations dues à la CSS, ne peut être inférieur au SMIG ; (209,10 francs CFA/heure pour les professions soumises à la durée légale hebdomadaire de travail de quarante heures et 182,95 francs CFA/heure pour les travailleurs relevant des entreprises agricoles et assimilées). Les cotisations dues à la CSS sont payées dans la limite d’un plafond fixé à 63.000 francs CFA par mois, soit 756.000 FCFA par an.

Les cotisations d’assurance vieillesse dues au titre du régime de base de l’IPRES sont calculées sur un salaire mensuel plafonné à 256.000 francs CFA (3.072.000 F CFA par an) et celles dues au titre du régime complémentaire de retraite des cadres sur un salaire mensuel plafonné à 768.000 francs CFA par mois (9.216.000 F. CFA par an). L’assiette des cotisations du régime de retraite complémentaire se situe entre 256.000 francs CFA et 768.000 francs CFA par mois.

Le taux d’appel des cotisations est de 14 % pour le régime général de retraite et de 6 % pour le régime de retraite complémentaire des cadres. Les cotisations perçues sont converties en points en divisant le montant de la cotisation par le salaire de référence de l’exercice.

Le salaire minimum interprofessionnel garanti est de 36.243 francs CFA mensuel en 2008.

9. Respecter les obligations administratives et comptables

L’entreprise quelle que soit sa forme juridique (GIE, entreprise individuelle, société) est tenue de s’immatriculer au Répertoire des Entreprises et Association, pour l’obtention d’un Numéro d’Identification Nationale des Entreprises et Associations (NINEA). Constituer une demande comprenant les pièces suivantes :

 Pour une société:

  • demande adressée au Chef du Centre des services fiscaux de la localité du siège de la société
  • statuts enregistrés
  • registre de commerce (déclaration aux fins d’immatriculation)
  • certificat d’inscription au registre  du commerce
  • contrat de bail enregistré
  • certificat d’imposition à la patente établi par le contrôleur attestant que le contribuable sera imposé à la prochaine émission

  Pour un G.I.E

  • demande adressée au Chef du Centre des services fiscaux de la localité du siège du GIE
  • statuts, règlement intérieur et P. V enregistrés
  • copie registre du commerce
  • contrat de bail enregistré
  • acquittement de la patente de l’année en cours
  • lettre précisant l’option d’imposition choisie  (impôt sur le revenu des membres ou impôt sur les sociétés)
  • copie de la carte nationale d’identité des membres en cas d’option pour l’imposition sur le revenu des membres

 Pour une entreprise individuelle

  • demande adressée au Chef du Centre des services fiscaux de la localité de l’entreprise individuelle
  • copie registre du commerce
  • Contrat de bail enregistré
  • Acquittement de la patente de l’année en cours
  • Copie de la carte nationale d’identité

 Pour une association

  • demande adressée au Chef du Centre des services fiscaux de la localité du siège de l’association
  • statuts, règlement intérieur
  • récépissé de reconnaissance de l’autorité (Gouverneur ou Ministre de l’intérieur selon le cas)
  • copie de la carte nationale d’identité du Président

 Le contrôleur du Centre des services fiscaux compétent complète la fiche de « Demande  d’immatriculation unique  » et la remet au dirigeant du GIE ou de l’entreprise. Le dirigeant du GIE ou de l’entreprise dépose cette « Demande d’immatriculation unique », accompagnée du dossier  ci – après, au Bureau du NINEA au ministère de l’économie et de la finance 1ère étage.

 Personne Morale (GIE, société, association)

  • photocopie du registre de commerce ;
  • photocopie déclaration aux fins d’immatriculation au registre du commerce
  • statuts du GIE ou de la société ou de l’association
  • Récépissé de reconnaissance s’il s’agit d’une association
  • photocopie carte d’identité du Président, Gérant ou Directeur selon le cas
  • timbre fiscal de 1 000 FCFA

 Personne Physique (Entreprise individuelle)

  • photocopie du registre du commerce
  • photocopie déclaration aux fins d’immatriculation au registre du commerce
  • photocopie de la pièce d’identité
  • timbre fiscal de 1 000 FCFA

 Le Bureau du NINEA  (ministère de l’économie et des finances) délivre un avis d’immatriculation comportant le NINEA qui sera l’identifiant fiscal unique.

10. Des avantages fiscaux ou sociaux
Afin d’encourager le développement des exportations, le Gouvernement du Sénégal a mis en place, par la loi n° 95/34 du 29 décembre 1995, complétée par le décret n° 96-869 du 15 octobre 1996, le régime des Entreprises Franches d’Exportation.

Ce nouveau statut étend les avantages et simplifie les procédures liées aux régimes antérieurs :
- La Zone Franche Industrielle de Dakar, créée depuis 1974, et
- Le statut des Points Francs du Sénégal, crée depuis 1986.
- Les entreprises agréées au statut des points francs et les entreprises manufacturières installées dans la Zone Franche Industrielle de Dakar, peuvent opter pour le statut d’Entreprise Franche d’Exportation.

ELIGIBILITE
Le statut d’Entreprise Franche d’Exportation est accordé aux entreprises industrielles ou agricoles (au sens large, incluant l’horticulture, la foresterie, l’élevage, la pêche et l’aquaculture) installées sur le territoire douanier sénégalais et qui destinent la totalité de leur production à l’exportation.
L’agrément au statut peut également être accordé aux entreprises qui justifient d’un potentiel à l’exportation de 80 % au moins de leur chiffre d’affaires.

AVANTAGES FISCAUX
Les entreprises Franches d’Exportation sont exonérées :

- de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières prélevées par l’entreprise sur les dividendes distribuées;
- de tout impôt ayant pour assiette les salaires versés par les entreprises et supporté par ces dernières, et notamment de la contribution forfaitaire à la charge des employeurs;
- de tous les droits d’enregistrement et de timbre, et notamment de ceux perçus lors de la constitution et de la modification des statuts de la société;
- de la contribution des patentes, de la contribution foncière sur les propriétés bâties, de la contribution foncière sur les propriétés non-bâties, de la contribution des licences.

Les Entreprises Franches d’Exportation sont soumises à la perception de l’impôt sur les sociétés au taux de 15 %. Les Entreprises Franches d’Exportation bénéficiaires de concessions restent soumises aux redevances et taxes perçues pour utilisation du domaine géologique, minier, maritime ou forestier.

AVANTAGES DOUANIERS
Franchise de droits et taxes et du timbre douanier pour l’importation et l’exportation des biens d’équipement, matériels, matières premières des produits finis ou semi-finis; ainsi que pour l’exportation des produits finis fabriqués par l’entreprise.

Exonération des droits de douane et du timbre douanier sur les véhicules utilitaires et les véhicules de tourisme et moyens de transport manifestement destinés à la production.

La durée de séjour des marchandises importées par les Entreprises Franches d’Exportation n’est pas limitée.

Les achats au Sénégal des Entreprises Franches d’Exportation sont effectués en franchise de tous droits et taxes de douanes ainsi que des taxes intérieures.

La procédure de dédouanement est allégée pour les Entreprises Franches d’Exportation : la dispense de caution et d’escorte est accordée pour toutes leurs opérations de dédouanement.

AUTRES AVANTAGES
Les Entreprises Franches d’Exportation peuvent recruter librement leur personnel sénégalais ou expatrié. En cas de nécessité, l’employeur peut, après concertation avec les représentants des travailleurs, décider d’une interruption collective de travail de tout ou partie du personnel.

Lu par 33618 Boytown

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Categorie: CARRIERES, MUZIC

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