Elage Diouf séduit à Montréal

| 05.07.2012 | 0 Commentaire

Lu par 141 Boytown

La réputation du musicien d’origine sénégalaise Élage Diouf a été la base de ralliement du nombreux public qui a assisté à la belle prestation ce jeudi de l’artiste sénégalais au Festival de Jazz de Montréal. 

Le musicien ne redoutait guère la première d’un rendez-vous à un événement musical mondialement connu. Elage Diouf a réussi en 15 ans à gagner sa place dans le paysage musical et culturel québécois. Charismatique et éloquent sur scène, il a donné de sa voix grave et puissante à de nombreuses collaborations musicales comme un grand groupe québécois les Colocs, Loco Locass, Cirque du Soleil… et d’autres événements et festivals réunissant jusqu’à 100 000 personnes. Alors le musicien percussionniste, «Artiste-révélation» de Radio-Canada par Espace Musique en 2010 redoutait plus le temps d’une heure de prestation que le défi d’une participation de qualité au Festival de Jazz. «Mon feeling était d’embarquer le public dans mon envolée musicale dédiée à la musique du monde», souligne le musicien.

Ce dernier a choisi de délaisser la section percussionniste pour un registre musical classique ouvert sur les mélodies du monde. La sélection des instruments comme trois guitares d’accompagnement, la batterie et l’orgue traduisent une volonté d’une musique classique mondiale. Le registre est puisé totalement à partir de son album Aksil (Bienvenue) lancé en 2010. Le ton est alors donné à partir d’un tempo afro-beat qui démarre la prestation de l’artiste. D’autres genres musicaux comme le rock, le soukouss, la salsa créent une symbiose avec la foule. Une hystérie collective traverse les mélomanes qui se défoulent aux sons et aux paroles d’Elage Diouf. Des hymnes à la paix, à l’amour, à la fraternité des peuples, à l’abnégation, au goût de travail… avec des mots empruntés à la langue wolof comme Asamalekum,  fadjiar, tiakhagoune anna sama 5000, donnent au concert du musicien, une réussite totale.

Le musicien voulait surtout réussir son show. Son ambition désormais, c’est la conquête du Canada anglophone pour la promotion de son album Askil qui a remporté les honneurs Juno Awards (Best World music Album of the year) et de meilleur album dans la catégorie de musiques du monde de l’Adisq du Québec en 2010. Mais aussi des tournées en Europe surtout pour la France. Mais son plus grand rêve, c’est de réussir son retour au Sénégal. Elage Diouf rêve de conquête musicale au Sénégal. «La conquête du Sénégal, ça implique des gens engagés, fiables, une bonne collaboration avec des acteurs et des promoteurs culturels, des maisons de production qui te garantissent une série de manifestations. Cela me tient à cœur, mais je ne veux pas aller à l’aventure pour revenir dans mon pays», indique Elage Diouf.

walf

Lu par 141 Boytown

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Categorie: MUZIC

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