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General Pathé Seck: «Chaque citoyen doit se sentir… policier »

| 29.01.2013 | 0 Commentaire

Lu par 722 Boytown

La surveillance des 800 kilomètres de frontière terrestre entre le Sénégal et la Mauritanie n’est pas une sinécure. Dans ce contexte de guerre au Mali, avec ses possibles conséquences transfrontalières, le ministre de l’Intérieur a mené, ce week-end, une brève visite dans la région de Saint-Louis, pour un contrôle physique du dispositif opérationnel de surveillance aux frontières. Occasion pour le Général Pathé Seck de déclarer que face, à la menace terroriste, « chaque citoyen doit se sentir comme le policier de son pays ».

Le Général Pathé Seck a évoqué une certaine porosité de la longue frontière de 800 kilomètres entre le Sénégal et la Mauritanie. Raison pour laquelle il mise sur une bonne coopération avec la Mauritanie, « par des échanges permanents au niveau de nos frontières, mais aussi au niveau des Etats-majors de nos forces de sécurité et de défense, pour permettre de mieux maitriser nos frontières. » Le Général Pathé Seck a ainsi visité les postes frontaliers de Gokhou Mbathie, Rosso Sénégal et Diama, afin de « mesurer le dispositif opérationnel de surveillance. Ce contrôle physique était indispensable, compte tenu du contexte géopolitique actuel » (guerre au Mali-ndlr), justifiera-t-il, avant de donner des instructions pour le renforcement de la surveillance.

Interpellé sur de potentielles menaces transfrontalières, notamment la situation au Mali, le ministre de l’Intérieur parlera de frontières terrestres extrêmement longues (800 kilomètres avec la Mauritanie). Le Général Seck a évoqué de fait une certaine porosité rendant difficile la surveillance. Il a préconisé par conséquent une certaine coopération pour maitriser tout cela. « Les hommes qui animent les services aux postes frontaliers abattent un travail très important, s’appuyant sur un réseau de renseignements très dense, en collaboration avec leurs homologues mauritaniens», a-t-il assuré.

VIGILANCE
Le ministre ne s’est pas montré très prolixe par rapport au dispositif en cours d’installation. Toutefois, il dira « qu’il faut que la vigilance soit à tous les niveaux, comme l’a rappelé le président de la République. » Et le ministre de l’Intérieur de plaider : « chaque citoyen sénégalais doit se sentir comme le policier de son pays, en défendant la paix et la cohésion nationale. » Il s’agit, a poursuivi le Général Seck, de créer un esprit de défense. Le ministre  dit miser beaucoup sur cet atout pour contrecarrer ce qu’on peut considérer comme une menace terroriste.

Le Général Seck  en a profité pour rencontrer les responsables qui animent les services relevant de son autorité. Il s’agissait pour lui de s’enquérir de leurs conditions de travail et les soutenir dans l’exercice de leurs missions. « Missions sensibles, difficiles, mais exaltantes », dira-t-il. Arrivé vendredi dans la capitale du Nord, le ministre de l’Intérieur s’était rendu, tour à tour, au commissariat central de Sor, au commissariat de l’Ile, à la caserne des sapeurs-pompiers. Des lieux où il a noté engagement, dévouement et abnégation dans l’environnement professionnel, malgré certaines difficultés auxquelles il s’est engagé à  apporter des améliorations. Le Général Seck promet d’ailleurs de revenir très bientôt dans la région pour poursuivre le travail par une visite à Podor et Matam.

Sudonline

Lu par 722 Boytown

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