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Karim Sy, promoteur de l’initiative Jokkolabs

| 23.12.2012 | 0 Commentaire

Lu par 205231 Boytown

Porteur du projet Jokkolabs, une plateforme d’échange pour les développeurs, par ses initiatives innovantes Karim Sy (photo) fait partie de cette nouvelle génération de chefs d’entreprises qui feront l’Afrique de demain. Il a intégré la petite et sélective famille des Ashoka Fellow, un organisme international qui recense les entrepreneurs sociaux innovants susceptibles de transformer le monde).

Diplômé en génie Informatique à Montréal, Karim Sy s’est vite trouvé une vocation. Il a lancé sa première entreprise à 19 ans avant de poursuivre une carrière en tant que formateur et consultant en compétitivité des organisations et commerce international pour des grandes organisations internationales. Sa fibre entrepreneuriale en bandoulière, il s’investit dans différentes société et dans des domaines divers et variés : mine alluvionnaire, aviation privée, société de forage, savonnerie, télécommunication, consulting,… Un profil multidisciplinaire, multisectoriel et international qui lui permettra de parcourir le monde pour confronter son expérience et aiguiser son appétit d’entrepreneur. En 1997, il crée la société OpenSys spécialisé dans le conseil en système d’information. Fin connaisseur des outils open source, il arrive à convaincre un bon nombre d’administrations et d’entreprises à franchir le cap du logiciel libre.

Toujours, porté par la passion de l’innovation et l’entrepreneuriat social, Karim Sy pense que « le partage d’expériences et de bonnes pratiques pourrait être le moteur de l’innovation et l’entrepreneuriat social pour une prospérité partagée ».

Un laboratoire d’idées ouvert

Fort de cette logique, il créa en 2010 Jokkolabs, une plate-forme d’échange pour les développeurs Sénégalais. On en recense près de 800 dans le monde dont 16 en Afrique. Il s’agit d’espaces communs de travail partagés entre Geeks, entrepreneurs et autres activistes de l’économie numérique. C’est grâce aux technologies numériques que ce concept de travail collaboratif- Think tank- ou laboratoire d’idées dont le véritable rôle consiste à promouvoir le partage d’expériences, de réseaux et de connaissance, a essaimé. Jokkolabs est aujourd’hui un concept innovant dont « l’inspiration originelle provient des plus belles traditions africaines comme “Ubuntu” qui a tracé son sillon dans l’esprit Open Source », explique Karim Sy qui continue à promouvoir ce nouveau concept partout en Afrique de l’Ouest. Un pari clair en faveur des technologies de l’information et la volonté “de trouver des solutions d’avenir par l’usage des possibilités” qu’elles offrent. Il trouve les mots pour trouver la différence conceptuelle entre les incubateurs et ces espaces communs de travail à l’instar de Jokkolabs. Il reconnait que les deux concepts offrent des facilités techniques et la possibilité de rencontrer des pairs. Mais à la différence près que chez les incubateurs, « chaque entreprise a son bureau où elle s’enferme pour développer en secret son projet alors que les espaces communs sont utilisés pour resauter lors d’évènements spéciaux », nuance Karim Sy. Et d’expliquer que les incubateurs sont préférés des institutions et des investisseurs qui peuvent y financer le développement de startups.

L’Afrique qui monte

L’initiative JokkoLabs pourrait être un bon moyen de mesurer la mutation qui s’opère dans le monde du travail. Les avantages du coworking sont nombreux. Si en Europe et aux Etats-Unis, on met en avant le gain de temps dans les transports et autres arguments d’économie d’énergie pour préserver la planète du réchauffement climatique, en Afrique, les raisons sont de tout autre ordre. Il s’agit essentiellement d’accéder à des réseaux de haut débit à moindre coût. Il est rare de disposer en Afrique d’une infrastructure proposant un bon rapport qualité/prix excepté dans quelques pays. L’infrastructure est souvent déficiente et est très chère. Ce qui constitue en soi un frein au développement des petites et moyennes entreprises.

En mettant à disposition des espaces de travail en commun, JookoLabs participe à promouvoir l’innovation locale. Dans son élan, Jokkolabs organise les « Mobile Monday » pendant lesquels une communauté de passionnés partage les dernières tendances de la mobilité. Visiblement, le concept séduit les partenaires et la presse internationale Pour le quotidien français Le Monde, le coworking présente les caractéristiques de ces espaces d’où pourrait fort bien naître une partie essentielle de l’Afrique de demain… celle-là même dont The Economist vient de déclarer qu’elle symbolise le continent qui monte.

Lu par 205231 Boytown

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Categorie: MUZIC

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