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Ken Aïcha Sy, Wakh’Arts au quotidien

| 20.04.2012 | 0 Commentaire

Lu par 746 Boytown

Ken Aïcha Sy ou encore Akacha est une jeune fille issue d’un métissage franco-sénégalais. passionnée d’art sous toutes ses formes et de voyage. Elle a accepté de se confier au Boytown afin de  partager son univers et son combat pour la mise en valeur des artistes sénégalais.

Bonjour Ken parle nous un peu de toi et de ton parcours professionnel :

C’est difficile de parler de soi… Je suis une jeune fille issue de deux cultures. Je vis entre la France et le Sénégal. Passionnée d’art, je termine ma troisième année de design tout en faisant un maximum de rencontres et de stages. Parce que ma philosophie est celle de l’école de la vie. J’essaye de vivre et d’apporter un peu de couleur dans ce monde gris.

Et si je te demandais de me citer trois sources d’inspiration ?

La première : ma mère, cette femme cultivée, forte et emplie d’ondes positives. La deuxième : mon entourage, mon quotidien.  Enfin mes amis, ennemis, inconnus que je croise dans la rue. Tous ces gens qui embellissent ma vie et la rendent unique.

 

Pourquoi Wakh’art ?

Parce qu’il fallait un lieu, un lien entre eux et vous. Je voulais partager ma passion tout en les mettant sur le devant de la scène. Dire au monde, qu’il y’a du talent en Afrique, au Sénégal. Et que la culture est vitale et qu’elle fait partie du bon développement d’un pays. « Wakh » : parler ; il s’agit donc de discussion autour de l’Art.

Aujourd’hui en tant que passionnée d’art quel est ton combat ?

Je lutte pour que les sénégalais s’intéressent à leurs artistes, à leur culture. Il y’a une fuite des cerveaux mais malheureusement aussi, une fuite de nos biens culturels. Je lutte pour que l’extérieur sache ce qui se passe dans « le Dakar underground ». Je lutte pour que les choses changent, qu’elles soient dites, et qu’on avance.

Que penses-tu de l’art au Sénégal ?

Je pense qu’il y’a une inspiration, et une créativité typique au Sénégal. Serais ce du au quotidien ? à cette notion de partage et de « Terranga » ? je ne sais pas… J’aime ce que nos artistes font. Et je les soutiens pleinement… j’aime cette culture sénégalaise, elle fait partie de moi. Et ce que j’aime encore plus, c’est qu’elle est ouverte au monde, comme le sénégalais lambda.

L’art au Sénégal est-il assez valorisé à ton goût ? si non de quoi manque l’art africain d’après toi ?

Non l’art africain n’est pas assez valorisé. Et ceci est en partie de la faute de nos dirigeants. Quand je vois qu’au Sénégal, il n’y a pas de bonnes écoles d’art, ni de musées d’art contemporain ; peu de sites culturels, ça me désole. Vu la richesse de cette culture, nos dirigeants devraient plus la mettre en avant. Et mieux sensibiliser les populations. L’art est un exutoire, il ne règle pas tous les maux, mais il donne la possibilité de s’évader, de garder le sourire, et l’espoir nécessaire à nos vies.

Comment visualises tu le mouvement que tu as initié dans quelques années ?

J’espère que Wakh Art perdurera, et s’ouvrira de plus en plus. J’espère pouvoir recenser et discuter avec tous ces artistes africains, sénégalais qui vivent et créent à travers le monde. J’aimerais créer une école, une galerie, un lieu qui réunit art, culture, et connaissance. Je compte faire mon maximum pour faire vivre Wakh Art et continuer à partager ma passion. J’ai des idées de films, de livres qui sait ? peut-être que d’ici là, ils seront concrétisés.

Consultez le blog de Ken

Entretien par Madoo Brown

Lu par 746 Boytown

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Categorie: JEVOTE

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