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L’homosexualité investit l’école Sénégalaise

| 20.12.2012 | 0 Commentaire

Lu par 48873 Boytown

Certains établissements scolaires de Dakar entretiennent en cachette des réseaux de jeunes homosexuels âgés entre 15 et 20 ans d’où l’inquiétude manifeste des acteurs de la lutte contre le Vih au Sénégal. Ces derniers, qui ont bouclé hier deux jours de réflexion sur le financement du Sida, ont cependant convenu de la nécessité d’encadrer ces jeunes qui sont porteurs du Vih, pour une bonne partie.

Elle est à tout le moins surréaliste pour ne pas dire scandaleuse, la nouvelle tendance sexuelle, découverte dans des établissements scolaires de Dakar et pratiquée par des jeunes âgés entre 15 et 20 ans. C’est au cours du forum des partenaires organisé par le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls) lundi et mardi derniers à Dakar, que la «nouvelle» est lâ­chée par un médecin réputé dans le traitement et le suivi des personnes vivant avec le Vih. «Nous devons désormais cibler les établissements scolaires de Dakar, parce que nous avons appris l’existence de réseaux de jeunes Msm (entendez hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) dans ces lieux scolaires», a révélé le médecin dont nous souhaitons taire le nom.

Ce constat a fait réagir certains organismes intervenant dans la réponse au Vih, qui ont avoué être très au fait de ce phénomène. Mais, ils se sont empressés de rassurer que des stratégies de prévention de la maladie sont en cours de ré­flexion, pour protéger ces mi­neurs, pour la plupart. Même hier, une partie des débats portait encore sur cette découverte et tous les intervenants sont d’avis qu’il y a urgence d’intervenir dans ces établissements de Dakar et surtout de briser le silence pour mettre les Msm majeurs devant leurs responsabilités.

En fait, ces réseaux ont été dé­couverts par l’intermédiaire de jeunes Msm déjà infectés du Vih, qui fréquentent certains centres de traitement et de suivi des personnes vivant avec le Vih de Dakar. D’ail­leurs, une enquête menée par la Division de lutte contre le Sida et les Ist (Dlsi) dans certains établissements scolaires en 2007 avait déjà pointé le mal du doigt. Même au niveau universitaire, ces pratiques contre nature ont été décelées et relevées dans cette enquête, qui semblait néanmoins «minimiser» cette affaire au point de la qualifier de «pratique marginale». Et pourtant, sur 501 Msm enquêtés, 26 % snt élèves, étudiants et apprentis. Ce groupe représente 13,1 % des cas de Vih.

Le sujet de l’homosexualité étant encore un tabou dans la société sénégalaise, certaines informations ont été jusqu’ici soigneusement rangées dans les tiroirs, pour ne pas «apeurer et disperser les jeunes Msm dont certains sont porteurs du virus du Sida et qui ont très peur d’être identifiés», nous confie un médecin. Par souci de circonscription du virus du Sida alors, beaucoup de spécialistes dans le traitement ont préféré taire le «scandale», optant pour des solutions plus «responsables».

Certains avec qui Le Quotidien s’est entretenu durant ces deux jours n’ont pas caché leurs inquiétudes de voir ces informations étalées sur la place publique. D’où leur choix, pour beaucoup en tout cas, de ne pas trop s’avancer sur ce terrain «glissant», même avec la garantie de leur anonymat. Toute­fois, des homosexuels légalement constitués en association ont tenu à évoquer l’affaire entre quatre murs, tout en dégageant leurs res­pon­sabilités sur cette tendance homosexuelle de jeunes élèves dakarois (lire ailleurs).

Témoignages : «Nous n’acceptons pas des homosexuels mineurs dans nos associations»

Les associations d’homosexuels ou de défense des minorités sexuelles ont déclaré avoir toujours écarté les mineurs de leurs rencontres. Durant de nombreuses réunions sur la protection des personnes vulnérables en rapport avec la progression du Vih Sida, tenues à Dakar, elles n’ont pas cessé de rabâcher qu’elles ont toujours exclu les jeunes homosexuels qui frappent à la porte des associations. «Nous n’acceptons pas des homosexuels mineurs dans nos associations», a affirmé l’un d’eux qui a tenu à se confier au journal Le Quotidien, en toute discrétion.

Interpellé sur la tendance sexuelle découverte dans des établissements scolaires de Dakar, notre interlocuteur a reconnu qu’il existe bel et bien de jeunes élèves homosexuels qui s’organisent à leur guise, pour entretenir dans la discrétion, leurs pratiques. Avant de se féliciter du fait qu’ils arrivent à orienter les jeunes Msm porteurs du virus du Sida, dans des centres de référence de Dakar, pour leur suivi et leur traitement. Pour lui d’ailleurs, ces jeunes sont «très responsables» contrairement à ce que les gens pensent. «Ceux qui sont malades se soignent et ceux qui sont séronégatifs acceptent de se protéger…», ajoute-t-il, tout en rejetant la faute à la société, qui n’arrive toujours pas à intégrer les minorités sexuelles, alors qu’elles sont potentiellement malades du Sida.

lequotidien

Lu par 48873 Boytown

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Categorie: MUZIC

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