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Libye: La longue marche des noirs

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Les Africains subsahariens continuent d’arriver en masse en Libye pour travailler. Pourtant, les noirs sont toujours considérés comme des anciens mercenaires à la solde de Kadhafi.

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«Ils nous traitent comme des esclaves»

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«Ici, j’ai appris à travailler le plastique. Maintenant, je veux rentrer chez moi, au Niger, pour travailler», précise-t-il.

A ses côtés, casquette de cuir vissée sur la tête, Tailer, qui vient d’arriver, a un autre rêve: l’Amérique.

«D’ici un an, je veux pouvoir aller là-bas. Je ne suis pas marié, je n’ai pas d’enfant, je suis libre.»

«Un carrefour pour la migration illégale»

C’est pour ses rêves de fortune et d’ailleurs, qu’aujourd’hui, les migrants continuent de traverser les frontières poreuses au sud de la Libye malgré les tentatives de bouclage des autorités.

«La Libye est un passage historique de migration entre l’Europe et l’Afrique. Dans le sud du pays, il y a des milliers de kilomètres de désert très difficile à contrôler, et ils [les travailleurs irréguliers] peuvent être amenés facilement par des passeurs. Avant, il y avait environ 60 centres de migrants, maintenant c’est difficile à chiffrer parce qu’il n’y a pas de statistiques. Dans certains centres officiels que nous avons pu visiter, nous avons noté qu’il y a une surpopulation», témoigne Maurizio Santicola, le responsable de l’Organisation mondiale sur les migrations (OIM) en Libye.

Se retrouver dans un de ces centres est la hantise des travailleurs. Dès qu’une voiture de police ralentit devant un regroupement de journaliers, ces derniers se dispersent rapidement.

Mais, dans la plupart des cas, les chauffeurs des véhicules rouge et blanc continuent leur route, indifférents. Et même s’il y a arrestation, les forces de l’ordre ne les remettent pas automatiquement aux autorités compétentes.

«Parfois, les policiers nous obligent à travailler pour eux gratuitement pendant une semaine avant de nous relâcher», confie Peter, un Ghanéen.

Centres de détention: l’insupportable attente

Le centre de Touycha, à 30 minutes de Tripoli, accueille les travailleurs illégaux en instance de retour dans leur pays. Le centre se divise en plusieurs hangars avec chacun une petite cours où les migrants peuvent sortir à tout moment.

En été, les «prisonniers» ont le choix: suer dans le hangar au toit en tôle ondulée ou dehors, en plein soleil, avec quasiment aucune ombre disponible.

«Nous faisons du mieux que nous pouvons avec l’argent qu’on nous donne», admet le chef du camp. Les détenus ne se plaignent ni de mauvais traitement ni du manque de nourriture mais de l’absence totale d’information.

L’un d’entre eux s’exaspère:

«Nous voulons savoir ce qu’ils vont faire de nous. Certains sont là depuis près d’un an. S’ils veulent nous renvoyer chez nous, qu’ils le fassent, mais rapidement.»

Afin de revenir au plus vite. Et d’attendre la voiture qui voudra bien s’arrêter.

slate

Lu par 1380 Boytown

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