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    Nous sommes tous Maliens !

    Lu par 13409 Boytown

    Les premières troupes de la CEDEAO vont incessamment débarquer au Mali pour venir en appui aux forces françaises qui, en intervenant depuis vendredi dernier aux côtés des forces maliennes, ont réussi à contenir et à chasser les troupes jihadistes qui s’étaient emparé de Konna. Elles compteront un bataillon sénégalais puisque, comme l’a annoncé le ministre des Affaires étrangères, le président Macky Sall  a décidé  «d’envoyer 500 hommes, qui vont combattre avec l’armée malienne et tous les autres contingents dépêchés par les autres pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao)».

    A savoir le Niger (500 hommes), le Burkina Faso (500 hommes) et le Nigeria (600 hommes) qui en prend le commandement. Il s’agira, précise  Mankeur Ndiaye,  de « mener le combat contre le terrorisme à côté  de la France, de la communauté internationale et du Mali, pour défendre l’intégrité territoriale» de ce pays. Que de temps perdu pour en arriver là !

    D’habitude si prompts à exhiber une fierté opposable à une arrogance supposée de l’occident,  les Africains, toutes couches et obédiences confondues ; société civile, partis politiques, monde des affaires, n’ont engagé aucune mobilisation particulière face à ce qui se passait au Mali ces neuf derniers mois.

    A tout le moins, les voix qui se sont élevées étaient-elles si faibles que personne ne les a entendues. Le silence avait enveloppé le continent dans le manteau obscur d’une démission collective voire d’une déroutante irresponsabilité. Même Bamako avait détourné son regard de ses difficultés. On y palabrait encore sur la recomposition politique, la mise à l’écart du président par intérim et les combinaisons électorales, donnant l’impression que le Nord avec sa superficie énorme et son dépeuplement n’était pas un enjeu.

    Et pourtant,  dans cet antre de la bande soudano sahélienne, un groupe d’illuminés s’essaient à une folie démentielle. Après s’être emparés de Kidal, Gao, Tombouctou,  ils y ont imprimé la prétention maléfique d’effacer toutes les traces constitutives de la mémoire africaine.  Mausolées des saints musulmans profanés sous prétexte que ces vénérations sont de l’idolâtrie. Traditions et pratiques cultuelles bafoués.

    Ils violent les femmes et les enfants, lapident les hommes et les femmes, coupables de contrevenir aux codes qu’ils leur imposent. Ils coupent des mains tous les vendredis, piétinent  les croyances autochtones, interdisent aux jeunes d’écouter de la musique, de danser, de jouer au football. Et tout cela, au nom d’un islam désuet dans lequel les populations profondément croyantes de ces contrées ne se reconnaissent pas.

    Au nom de quoi  ces gens-là voudraient-ils privatiser l’islam en le réduisant à une conception et une interprétation qui n’ont pas cours dans l’espace soudano sahélien ?

    C’est oublier, comme le faisait remarquer Abdoul Aziz Kébé, chef du département d’arabe de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, que  « l’islam est une religion de persuasion et de transmission d’un message, il ne revêt pas le visage de la contrainte, de la violence ». Il précisait que «  cela peut se comprendre quand on lit et médite le message qui rappelle au Prophète qu’il n’a pas à contraindre  les gens afin qu’ils deviennent croyants. La contrainte est contraire à l’esprit de l’islam ».  (Voir Sud quotidien du 13 août 2012). Poursuivant sa réflexion, Abdoul Aziz Kébé a indiqué samedi dernier, lors du symposium international organisé dans le cadre de la commémoration du prochain Gamou de Tivaouane, que, conformément à l’enseignement du Prophète, les invitant à « aller chercher le savoir jusqu’en Chine », les musulmans avaient intérêt à relever le « défi du savoir ». Non sans faire remarquer que, c’est par cette recherche du savoir que les pays développés « ont atteint un bon niveau de développement ». Relevant que  « le faible niveau de développement de plusieurs pays musulmans s’explique par leur rapport au savoir, Abdoul Aziz Kébé a souligné que : « C’est à travers le savoir que les peuples inventent ou créent des choses qui peuvent avoir un impact positif sur le développement. Le savoir conduit à l’exploitation des matières premières et à leur transformation dans les usines, en vue de nourrir les populations et améliorer leur bien-être » (Sources Aps).

    Ainsi est posé le défi que l’Afrique doit relever, loin des tentations obscurantistes et rétrogrades dans lesquelles veulent les enfermer les jihadistes . Ce que l’on attend surtout de l’Afrique et des Africains, c’est qu’ils prennent leur destin et leurs responsabilités en main. Il leur revient de faire du berceau de l‘humanité, une terre réconciliée avec la modernité. Celle qui nourrit et éduque ses enfants et leur procure du travail. Celle qui garantit la liberté d’expression et de croyance et rend possible une vie en commun dans la paix et le respect des convictions de chacun.

    L’Afrique ne sera que ce que les Africains en feront. Le combat de la lumière contre les ténèbres qui se mène en ce moment au Mali est aussi le nôtre. En ce sens, il nous revient d’accoucher d’une Afrique forte, capable de construire son avenir, d’arrêter d’être la spectatrice d’une histoire confisquée par les autres, pour se transformer en architecte de son propre avenir. En ce sens, le Sénégal a bien raison d’envoyer des troupes sur le terrain. A coté du Niger, du Burkina Faso, du Nigeria, en attendant l’implication d’autres pays de l’Union africaine. C’est au titre de cette Union africaine que, nous sommes tous des Maliens !

    sudonline

    Lu par 13409 Boytown

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