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Religion et Paix: Pourquoi les médias doivent-ils assurer leur mission de veille et d’alerte ?

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Ce fut le cas lors du séjour historique du Pape Jean Paul II en 1992 à l’occasion duquel le sanctuaire marial fut béni. Les fêtes religieuses musulmanes comme chrétiennes sont célébrées dans la communion la plus parfaite sans nuire à l’orthodoxie cultuelle de l’une ou de l’autre religion.

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http://vinkenjagt.nl/?custom-college-essays Custom College Essays A partir des années 90, les médias privés emboîtant le pas aux médias publics commencèrent à recruter des prédicateurs formés d’abord dans les daaras sénégalais comme Touba, Tivaouane, Pire, Ndiassane, Médina Baye, ensuite, quelques années plus tard, dans les universités du Maghreb et d’Egypte.

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C’est dire que les chaines y compris les nouvelles chaines confessionnelles, sont en compétition permanente pour élargir leur audience et les sermons et prêches prennent des allures de show médiatiques. Cet intérêt prononcé vers les émissions religieuses est dicté par trois facteurs : l’ouverture des universités arabes aux jeunes sénégalais qui, de retour, choisissent l’enseignement et le prêche comme activité principale ; le conflit au Moyen Orient  qui a conduit beaucoup de Sénégalais à s’intéresser à l’Islam et à la vie religieuse ; la place de l’Islam dans la mondialisation perçue non plus comme espace de dialogue et d’échange mais plutôt comme champ de confrontation et de guerre idéologique.

Point essentiel autour duquel ces animateurs se retrouvent, le terme Jihad que beaucoup interprètent non plus comme la guerre sainte mais plutôt comme une guerre contre son moi, ses instincts animaux et ses pulsions. La Jihad ul nafsu est en opposition à l’intégrisme religieux qui vous met en conflit avec celui qui n’épouse pas les mêmes idées que vous. C’est là que le terrorisme et le radicalise religieux sont renvoyés dans le registre des prises de positions politiques et non religieuses. En effet, le radicalisme religieux et son expression la plus violente, à savoir le terrorisme, ont souvent pris racine là où les contenus des livres saints (Tora, Bible, Coran) ont été enseignés dans une optique d’exclusion, de stigmatisation et de diabolisation. Mais si la lutte contre ses propres instincts tranche avec le radicalisme religieux, elle pose le problème de la passiveté voire du fatalisme face à un environnement dont la transformation demande l’intervention de l’homme. Ni ascétisme « passif » ni agressivité aveugle, tels semblent être les deux pôles des discours religieux tenus dans les médias sénégalais.

Mais, ces discours sont-ils bien perçus par les publics ? Utilise-t-on les meilleurs supports et les meilleurs créneaux pour faire passer les messages ?

Quel impact ces discours du religieux ont-ils sur les populations ?  Ceux à qui ces émissions sont confiées, ont-ils la formation requise pour la diffusion du message ? Maitrisent-ils les contenus et les modalités de transmission du message de l’émetteur au récepteur ?  En somme, sont-ils des personnes averties à défaut d’être des journalistes spécialisés ? La réponse à toutes ces questions nous renvoie à la nécessité de repenser les formats de ces émissions et le profil des hommes qui les animent.

Pôles de cristallisation de conflits

La guerre prenant « naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes qu’il faut ériger les défenses de la paix ». La promotion de la paix par l’éducation fait partie des missions des hommes de médias. Cela, nul n’est mieux placé que la presse pour en tirer profit. C’est dire, l’intérêt primordial accordé à toutes les initiatives œuvrant pour la promotion de la paix. La culture de la paix est en effet d’une brûlante actualité face aux mutations et aux bouleversements dans nos sociétés et qui parfois constituent des pôles de cristallisation de conflits aux motivations diverses et souvent même saugrenues.

Parler à la radio et à la télévision requiert donc des aptitudes et des compétences particulières. En effet,  le métier de journaliste ou d’animateur est sans aucun doute l’un des plus difficiles et des plus exigeants qui soient en raison des nombreuses contraintes liées à la bonne maîtrise des contenus et à la bonne gestion du contenant dans un champ public qui est, par excellence, le domaine de toutes les libertés et de toutes les sensibilités.

Relais indispensables dans la communication sociale, les médias sont des outils incontournables dans la promotion d’une culture de la paix tout comme ils peuvent être des instruments diaboliques dans la culture de la haine. L’exemple de la radio mille collines au Rwanda est là pour le démontrer. Dans un contexte de démocratie totale consacrée par le pluralisme sous toutes ses formes, le journaliste ou l’animateur se trouve tous les jours interpellé par sa propre conscience. Dans ce domaine, la plus petite erreur, la faute la plus anodine se paie cash car elle ne se rattrape guère. C’est encore plus grave quand il s’agit de la religion qui, comme chacun le sait, charrie des passions. Nous l’avons tous constaté à travers les informations qui nous parviennent du monde où la stigmatisation, la diabolisation et le rejet font le lit de l’intolérance et de la violence aveugle.

Risques de dérapages préjudiciables à l’harmonie de la nation

Dans le contexte sénégalais marqué par ce qu’on peut appeler une pluralité de chapelles, une telle vérité nous renvoie à la diversité et la pluralité des sources. Dans le discours religieux, c’est plutôt la contradiction des faits relatés qui peut lui faire  perdre totalement son caractère sacré. Sur ce terrain, les prêcheurs sénégalais sont encore dans les normes si l’on en juge par la fiabilité de leurs sources et de leurs références.
Il faut cependant reconnaître que parfois, certains Sénégalais sont désorientés, et agacés par la manière dont les passages des livres saints sont relatés et souvent même fabriqués par des prêcheurs qui ne disposent d’aucune compétence pour exercer ce métier ni du point de vue du niveau de base ni du point de vue de la maîtrise des techniques de collecte et de traitement encore moins des règles éthiques et déontologiques.

Il va de soi que de tels comportements font perdre toute crédibilité, ce qui rejaillit forcément sur l’appréciation d’ensemble que les populations font de tel ou tel média. En effet, quand les mauvaises interprétations se substituent aux faits, quand le virtuel prend la place du réel, quand les  suppositions occupent le champ de la vérité, c’est la porte ouverte à tous les dérapages et la mort de toute expression crédible.

Hélas, avec le développement exponentiel des chaines de radios et télé, le risque est grand de voir ce genre de situations prospérer avec des risques de dérapages préjudiciables à l’harmonie de la nation.

C’est en cela qu’il faut veiller à ce que l’éducation à la vie religieuse réponde davantage aux objectifs que l’Etat assigne à toutes ses composantes : la paix, la concorde et l’harmonie de la société. A cet égard, il convient de situer les rôles et responsabilités de l’Etat dans la préservation de cette harmonie, même si son caractère laïc et équidistant de toutes les confessions lui assigne une mission d’observateur avisé de la vie religieuse et de régulateur. Il va sans dire qu’il doit veiller à tous les équilibres qui fondent la stabilité de la société, notamment la laïcité de l’Etat et de ses institutions, les droits et devoirs de chacun (homme, femme, enfant) dans la société, la question des minorités et des forces émergentes, celle de l’intégrisme sous toutes ses formes en particulier.
Vigilance face à la menace de l’intégrisme international

Au demeurant, il est heureux de constater que le fondamentalisme religieux a des difficultés à s’implanter et à s’incruster dans des  espaces déjà bien occupés par les confréries à la fois fortes et bien enracinées fondées sur la pédagogie du symbole. C’est en cela que les messages politico-religieux tels qu’ils sont émis et diffusés sous d’autres cieux ne sont ni acceptés ni tolérés dans les médias sénégalais, même si sur ce point important une vigilance s’impose face à la menace de l’intégrisme international.

A l’opposé des Etats islamiques où l’Islam est la religion d’Etat, au Sénégal, c’est plutôt la laïcité qui devrait garantir une parfaite communion des religions, promouvoir l’égal accès à l’éducation de qualité, à la formation qualifiante; partant, favoriser l’émancipation de la femme par le biais de l’acquisition du savoir au même titre que l’homme. L’éducation à la citoyenneté semble être, à cet égard, le meilleur garant et le plus efficace rempart contre les injustices, la discrimination, l’intolérance d’où qu’elle vienne.

A cet égard, les médias doivent exercer leur droit d’informer de la véracité des faits, tout en évitant de tomber dans le piège d’une instrumentalisation consciente ou inconsciente de forces centrifuges dont l’objectif est de détruire les bases qui fondent la vie de notre société.

sudonline

Lu par 3853 Boytown

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