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Sénégal: Seules 7 % des entreprises disposent d’un comité d’hygiène

| 08.01.2013 | 0 Commentaire

Lu par 181046 Boytown

Les difficultés relevant de la prise en charge des questions de sécurité et d’hygiène menacent les travailleurs dans les entreprises sénégalaises, dont seulement 7 pour cent disposent d’un comité dédié à la prise en charge de ces questions, a soutenu, mardi à Dakar, Cheikh Ousmane Diop, coordonateur de l’Intersyndicale en santé, sécurité et environnement du Sénégal (ISSES).

“De 1994 à nos jours, nous avons constaté que seuls sept pour cent des entreprises disposent d’un comité d’hygiène et de sécurité. Ce qui est très grave, parce que 93 % de nos sociétés ne font rien en matière de sécurité et de santé pour les travailleurs”, a dit M. Diop, qui prenait part à une rencontre sur la relance des états généraux de la sécurité et de la santé au travail.

Des officiels du ministère de tutelle, des organisations syndicales, des responsables du patronat, des experts en sécurité sociale et d’autres partenaires sociaux ont pris part à cet atelier, dont l’objectif était de procéder à l’état des lieux de la santé et de la sécurité au travail.

“Nous avons un décret qui s’appelle le décret 94/244 qui a été signé en mars 1994. Cette disposition impose aux entreprises assujetties de mettre en place un comité d’hygiène et de sécurité qui prend en charge les questions de santé et de protection au travail. Mais, de 1994 à maintenant, seules 7 % des entreprises l’ont fait”, a déploré Cheikh Ousmane Diop, qui représentait les organisations syndicales à cette rencontre.

“Cela pose un problème réel d’application, et il revient à l’autorité de veiller au contrôle pour une application de cette disposition au niveau des entreprises”, a insisté le coordonnateur de l’Intersyndicale en santé, sécurité et environnement du Sénégal. Selon lui, sur cette question, “les responsabilités sont partagées”.

“C’est une léthargie relevant d’une responsabilité partagée entre les travailleurs, les organisations syndicales, le patronat et l’Etat. Les syndicats doivent plutôt se préoccuper de ces questions de sécurité au lieu de passer leur temps (à formuler) des revendications d’ordre alimentaire”, a déploré le coordonnateur de l’ISSES.

Le patronat “doit prendre conscience (de ce que l’investissement dans la santé et la sécurité des travailleurs) est un moyen d’augmenter la productivité de l’entreprise”, a-t-il dit, ajoutant que l’Etat doit également “donner des moyens conséquents aux Inspecteurs du travail pour qu’ils puissent se déplacer dans les entreprises”.

Présidant cette rencontre, le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les Institutions, Mamadou Sow, a annoncé que l’Etat du Sénégal, en collaboration avec les organisations syndicales, le patronat et d’autres partenaires sociaux, envisage l’élaboration d’une nouvelle politique nationale de santé et de sécurité au travail. Selon lui, un code spécifique pour les entreprises est également en voie d’être élaboré.

allafrica

Lu par 181046 Boytown

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