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Sur les traces des frères Touré Kounda

| 26.12.2012 | 0 Commentaire

Lu par 1992 Boytown

Le jeune artiste Tony Essamaye (la panthère, en lange diola) a déclaré vouloir s’inscrire dans la lignée des frères Touré Kunda dont il ambitionne de continuer l’œuvre en portant haut les couleurs de la musique casamançaise à travers le Sénégal et le monde.

“La musique casamançaise était la première à être vendue en Europe et partout dans la monde par Les frères Touré Kounda. Aujourd’hui, on a remarqué qu’elle a un peu chuté. Ce serait ma mission (de faire en sorte) qu’elle aille (mieux) un jour, partout dans le monde” a-t-il dit déclaré au correspondant de l’APS.

Considérés comme des pionniers des musiques africaines en France à la fin des années 70, Les frères Touré Kunda sont un des groupes qui ont fait la France multiculturelle. Ils sont emblématiques de la version française de la world music, dans les années 1970/80.

Le groupe est formé des jumeaux Ismaïlia et Sixu Tidiane nés à Zinguinchor en 1949, à 22 jours d’intervalle selon la légende. Mais c’est leur aîné, Amadou, qui les initiés à la pratique de la musique.

Tony Essamaye a assuré, samedi soir, la première partie du concert de Baaba Maal, au théâtre de verdure de l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor, en clôture de la 12e édition du festival Africa Fête, démarrée en novembre dernier à Dakar.

Agé d’une trentaine d’années, l’artiste explique avoir commencé à s’intéresser à la musique depuis maintenant 7 ans. Durant tout ce temps, le natif d’Elinkine, une localité du département d’Oussouye (45 Km de Ziguinchor), dit faire de son mieux pour promouvoir et rehausser le niveau de la musique casamançaise.

Se présentant comme un enfant de la Casamance naturelle, Essamaye, dreadlocks bien en exergue, ne manque pas la moindre occasion de réaffirmer son ancrage dans cette partie du Sénégal regroupant les régions de Ziguinchor, de Kolda et de Sédhiou.

La Casamance, une région sénégalaise cosmopolite s’il en est, renferme d’immenses richesses sur le plan culturel, a-t-il souligné, avant d’invité les autres artistes sénégalais “à venir se recueillir dans ce grenier” pour améliorer le niveau de musique sénégalaise.

“Les Américains ont leur Coca-Cola. Ils l’ont gouté et ont trouvé que c’est agréable. Ils ont donc décidé que cette boisson doit être partagée avec le reste du monde. Nous, ce que nous avons à partager, c’est notre culture et notre musique”, a-t-il fait valoir.

Tony Essamaye chante en diola, mais dit rester ouvert aux autres cultures de la Casamance, notamment le “diambadon”, une sonorité mandingue.

“On a mixé les sonorités mandingues et autres. Je pourrais même chanter un jour en Chinois. La culture n’a pas de frontières. Je peux chanter en mandingue, en diola, un peu en français et en anglais”, a-t-il expliqué.

“La Casamance est tellement enclavée que depuis 7 ans, je suis à la recherche d’un producteur. Jusqu’à présent, ce n’est pas encore possible. Je n’ai pas encore sorti un album. Je n’ai sorti qu’une maquette de deux singles. J’attends toujours un producteur”, a fait savoir Tony Essamaye.

Dans ses chansons, l’artiste aborde des thèmes ayant trait à la vie quotidienne comme l’amour, la paix, entre autres sujets. “Mon morceau qui me procure beaucoup de sensations, c’est celui dédié à la paix en Casamance. Je suis très sensible au thème sur la paix en Casamance”, a insisté Tony Essamaye.

Lu par 1992 Boytown

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Categorie: JEVOTE

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