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Université: 35 000 bacheliers frappent a la porte de l’UCAD

| 19.02.2013 | 0 Commentaire

Lu par 829 Boytown

Les 35 000 bacheliers qui frappent cette année à la porte de l’Université ne sont toujours pas orientés. Seuls les 7 364 d’entre eux figurent sur les premières listes publiées pour les quatre universités : Dakar, Bambey, Thiès et Ziguinchor. Les autres devront garder leur mal en patience pour attendre l’exploration des pistes promises dans les écoles supérieures privées. D’ailleurs au moins 4 092 parmi eux ne franchiront sur orientation ni les portes des universités Sénégalaises encore moins celles des écoles supérieures privées. Ces bacheliers en question qui sont âgés entre 23 et plus, n’ont plus droit à cette faveur selon les textes. La révélation est  du Coordonnateur des admissions aux formations supérieures, de la mobilité et des activités de la vie des étudiants à la direction des affaires académiques et juridiques, Saër Sylla.

L’orientation des 35 000 nouveaux bacheliers est partie pour être un nouveau goulot d’étranglement pour le gouvernement du Sénégal. Si l’année dernière, les bacheliers non orientés s’étaient fait entendre en délogeant leurs camarades dans les amphis, l’année académique 2013 est partie pour connaitre de nouvelles perturbations.

A en croire Saër Sylla, le Coordonnateur des admissions aux formations supérieures, de la mobilité et des activités de la vie des étudiants à la direction des affaires académiques et juridiques de l’enseignement supérieur, seuls 7 364 sur 35 000 ont été orientés. Leurs noms figurent sur les premières listes publiées au niveau des universités de Dakar, Saint Louis, Thiès, Bambey et Ziguinchor.

Il a ainsi expliqué que “l’université de Saint-Louis en a reçu 1500 sur 10 000 demandes, celle de Ziguinchor  817 sur 5300 demandes, Thiès 500 et celle Bambey  500. Vous voyez donc, dit-il, qu’on est assez loin de la demande. Dakar commence à sortir ses listes. La faculté de Droit a enregistré deux listes pour un total de 2718 étudiants, le département de Géographie en accueille 1000 bacheliers, la Pharmacie 103,  Médecine 181 et Odontologie 45 et les premières listes sont établies sur la base des critères de performance“, a déclaré M Sylla.

Il admet en fait que la capacité d’accueil des universités sénégalaises est très limitée et le taux d’encadrement très faible. Il précise que cette année “l’université de Dakar a enregistré 22 milles nouvelles demandes d’admissions dont 15 milles uniquement pour la faculté des lettres“. Selon lui, la demande est si forte qu’il nécessite  beaucoup de conseils pour le choix d’une faculté parce que les notes des classes de Seconde, Première, Terminale et de l’examen du Bac sont prises en compte.

Une situation qui est si préoccupante qu’elle ne laisse aucun nouveau bachelier indifférent. Venus voir si leurs noms figurent dans les premières listes des orientés certains d’entre eux font le pied de grue devant les tableaux d’affichage du Hall de la Faculté de Droit. Un moment très difficile pour certains parce qu’il faut beaucoup de patience et de sang froid. “Je n’arrive toujours pas à voir mon nom sur les listes. Je commence à être fatiguée. Chaque jour, je suis obligée de venir à l’Université de Dakar avec l’espoir de voir mon nom figurer sur les  listes mais en vain“, regrette Aby. Et elle n’est pas seule dans ce cas. Mais elle comme ses autres camarades souhaitent ne pas vivre l’expérience de certains bacheliers qui ont vu leurs noms presque vers la fin de l’année.

Seulement une partie d’entre doivent considérer que la messe est déjà dite. Les textes ne les autorisent pas à franchir la porte de l’Université pour des raisons liées à leur âge. Ils sont 4092  nouveaux bacheliers qui sont âgés entre 23 et plus. C’est une mesure liée à l’application  du système (L.M.D).

Mais la restriction d’un tel effectif ne règle pas pour autant le problème de l’accueil. A cause du déficit d’infrastructures et d’encadrement, les autorités universitaires devront aller vers les instituts  de formation professionnelle privés pour éviter des perturbations causées par les bacheliers non orientés.

“Le partenariat entre l’Etat et les instituts professionnels privés reconnus par le Cames constituent une bonne piste de solution au problème», selon M Sylla, tout en ajoutant : “il reste juste à l’Etat de définir les modalités“. Il a souligné que déjà l’année dernière plus 5000 bacheliers ont été orientés dans les écoles supérieures privées, bénéficiant d’une exonération totale ou partielle du coût de leurs études“.

sudonline

Lu par 829 Boytown

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