Youssou Ndour Ministre de la culture sème le désordre en se trompant de cible
Lu par 386 Boytown
Dans le milieu de la culture, il se dit actuellement dans les couloirs que le ministre de tutelle a récemment exprimé le besoin d’une commande d’un spectacle de théâtre sur la lutte sénégalaise.
Il se murmure dans le milieu que le projet serait confié à la direction du GRAND THEATRE. Ce qui est, si on suit une certaine logique une aberration quand on sait que cette structure bien qu’ayant un budget de fonctionnement, a pour fonction première de recevoir des spectacles et non d’en créer.
C’est vrai le ministère de la culture a dans ses démembrements des structures qui dépendent directement de lui. C’est le cas entre autres, du Grand Théâtre et du Théâtre National Daniel SORANO). Chaque structure a une fonction déterminée et déterminante dans la marche ou le fonctionnement de la machine culturelle quand il s’agit de création culturelle qui est aujourd’hui du domaine exclusif du ministère de la culture.
Donc il est important et légitime pour le nouveau ministre de savoir à qui s’adresser pour avoir les bons conseils, quand il s’agit de création ou commande culturelle venant de l’Etat. Je lui accorde le bénéfice de celui qui ne connait encore pas réellement les rouages de l’administration et les différentes composantes du ministère de la culture car n’ayant encore jamais travaillé dans la fonction publique.
Il serait bon pour notre ministre de la culture à qui on demande une rupture totale dans la gestion des affaires culturelles, de s’entourer des meilleurs conseillers capables de lui faire des analyses objectives pour avoir des orientations justes et objectives.
Nous invitons le nouveau ministre a adopté cette démarche en ce sens que la culture est réputée être un secteur très complexe à gérer ………………
Il y a beaucoup de contrevérités dans le milieu de la culture et celles-ci sont colportées dans les différents médias pour finalement aller s’installer dans l’opinion au détriment de la vérité des faits et de la réalité sur le terrain. Cela ne contribue pas à installer une bonne ambiance capable de favoriser de bons rapports entre les différents acteurs culturels.
Le Ministre de la culture doit comprendre que toute commande de création culturelle surtout théâtrale(le projet en question relève de ce secteur) venant de l’état doit passer par le théâtre national Daniel SORANO, structure étatique, ayant comme fonction principale, de répondre aux besoins de l’état car disposant de tous les moyens techniques, humains, artistiques et matériels. Cela constitue la vocation première du Théâtre National Daniel SORANO.
IL est important pour le nouveau ministre la culture de recadrer, rectifier, et réajuster les disfonctionnements. Chaque démembrement doit maîtriser là où commencent et s’arrêtent ses prérogatives.
Le Grand Théâtre et le Théâtre National Daniel SORANO, dépendent tous deux du ministère de la culture mais le premier reçoit et le deuxième crée. C’est la règle !!!!
Le Grand Théâtre ne dispose pas de moyens humains et artistiques lui permettant de faire une création.IL peut aujourd’hui payer des compétences extérieures pour exécuter le travail : ce qui serait un double emploi car de l’autre côté à SORANO, toutes les conditions sont réunies pour honorer pareille commande.
Nous croyons fermement que c’est une aberration aujourd’hui de vouloir confier un projet au Grand Théâtre. Cela n’est pas sa fonction .C’est une salle destinée pour les spectacles de grande envergure. Ne mélangeons pas les choses.
Tout ce mélange des genres est aujourd’hui facile à analyser et à comprendre car étant dans la réalité qu’une guerre qui n’est pas encore finie et qui ne dit pas son nom, contre l’institution SORANO et son personnel.
Le nouveau ministère a obligation de chercher à savoir ce qui se trame au dessous pour ne pas tomber dans des erreurs qui pourraient lui être comptables et regrettable. Cet article a pour fonction principale d’attirer son attention en ce sens qu’il vient d’arriver et qu’il ne maitrise pas encore tout le département qu’il est sensé gérer.
Le Théâtre National Daniel SORANO, une structure étatique, reçoit un budget annuel de 376 000 000 FCFA qui lui permet de fonctionner. D’ailleurs comment peut- on comprendre aujourd’hui que le théâtre SORANO , avec ses moyens techniques, humains, matériels etc .ne dispose que de 376 000 000FCFA de budget de fonctionnement alors qu’en ce moment le Grand Théâtre, n’ayant qu’un personnel réduit composé d’administratifs et de techniciens, doit se prévaloir d’un budget annuel de 1 300 000 000 FCFA . C’est un paradoxe !!!
L’opinion attend du Ministre de la culture une réparation de cette injustice. Le théâtre Daniel SORANO ne mérite pas cela.
Le théâtre National Daniel SORANO est aujourd’hui la seule structure, sur le plan national qui assure une création théâtrale régulièrement. Les rapports sont disponibles. Chaque année, deux créations théâtrales sont réalisées. C’est les faits !
Qui, aujourd’hui, privée ou public peut se prévaloir d’une telle performance ? Quelle est la seule troupe privée qui peut aujourd’hui, affirmer qu’elle en fait autant ? Je ne la vois pas !
Il y en a aujourd’hui des gens qui font du tapage médiatique pour faire croire à l’opinion, qu’ils sont les seuls valables, les seuls qui travaillent, les seuls à qui à, on doit confier les choses et que le Théâtre National Daniel SORANO a un budget pour ne rien faire.
Mais ceux qui véhiculent ces contrevérités, dépendent en général du service privé mais travaillent de toute leur énergie pour qu’on leur confie la gestion d’un personnel ou structure dépendant du secteur PUBLIC.
Que le PUBLIC reste de son côté et le PRIVE de l’autre. Les choses sont ainsi partagées. Chacun a son domaine de prédilection.
Le théâtre SORANO mérite le respect de tous. Si aujourd’hui, la culture sénégalaise est connue un peu partout dans le monde, force est de reconnaître tout le travail accompli par SORANO. Il a su porté haut le flambeau.
Il a répondu à toutes les invitations internationales et s’en est sorti avec les honneurs pour l’image du Sénégal. L a dernière sortie en date est celle du Gabon en Décembre 2011.
Alors arrêtons cette cabale contre SORANO ! IL est inadmissible, inimaginable de comparer le palmarès, le potentiel technique, administratif et artistique de SORANO à une quelconque autre structure.
J’imagine que le raisonnement ne va pas plaire à certains et qu’ils vont s’empresser de réagir mais soyons sereins dans l’analyse pour la faire correctement, objectivement et on se rendra à l’évidence. Les faits sont là ! On n’invente rien ! La réalité est là, visible !
Nous avons opté pour une alternance générationnelle, une rupture dans la démarche mais aussi dans le libre arbitre. Donnons à chacun ce qui lui revient de droit. IL faut assainir la culture, le milieu de la culture : savoir qui est qui et qui fait quoi. Nous le réclamons !
Nous saluons encore une fois la nomination de YOUSSOU NDOUR à la tête du Ministère de la culture et l’invitons à ne pas tomber dans les pièges.
Lu par 386 Boytown
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